Les hologrammes

holo

Quand j’entends parler d’hologrammes, la première image qui me vient c’est cette fameuse scène de Star Wars où le droïde R2D2 projette sur le sol une image de la princesse Leïa demandant l’aide du général Obi-Wan Kenobi (ou une des millions d’autres scènes du genre. Lucas semble adorer les hologrammes). Cette technologie est très récurrente dans les œuvres de fiction comme symbole DU FUTUR. Malheureusement, la réalité est souvent décevante.

Qu’est-ce qui n’est pas un hologramme mais qui est quand même appelé hologramme

Ce qui est communément appelé « hologramme » n’en est pas, ni selon la définition exacte (que nous verrons dans la seconde partie), ni selon la définition donnée par la S-F donnée plus haut. Point de projections 3D, rien de plus qu’une impression de 3D données par une projection 2D d’un modèle 3D (numérique) ou d’une personne filmée en temps réel (ou pas d’ailleurs).

Applications pratiques

  • Le concert Miku Hatsune a été présenté comme le tout premier concert holographique en 2009. Il ne s’agissait pourtant que d’un modèle 3D animé à l’avance projeté sur un écran transparent. Il n’y avait aucune possibilité de modifier en direct les mouvements du modèle (éliminant tout l’intérêt d’un live à mon avis mais ce n’est pas le sujet). Depuis l’image d’autres artistes morts ont été utilisés de façon similaire (Elvis, Claude François, etc.).
  • En 2017 : Mélenchon communique sur le « premier meeting en hologramme ». Ce n’est toutefois que le premier en direct. Là encore, pas de projection en 3D, juste une projection sur un écran transparent (figure 1).Fig1
  • Plusieurs projets d’« hologrammes » sur smartphone sont apparus ces dernières années sur le net. Là encore, il ne s’agit pas exactement d’hologrammes mais de projection 2D sur une surface donnant une impression de 3D. Un de ces projets consiste en un prisme en plastique transparent à placer sur l’écran du smartphone.
  • Un article de 2015 indique d’un physicien français aurait découvert une possibilité de projeter la lumière d’un écran LCD dans différentes régions de l’espace, ce qui ressemblerait plus à ce qu’on entend par un hologramme. Un reportage sur France 2 récent (janvier 2017) sous-entendrait qu’un produit sortirait l’année prochaine. Honnêtement, je ne vois pas la différence avec la 3D de la 3DS, si ce n’est qu’il y a plusieurs angles de vues.

Qu’est-ce qu’un hologramme dans la vraie vie véritable

Un hologramme est le résultat du processus d’holographie qui enregistre les caractéristiques d’un objet (phase et amplitude) grâce l’onde diffractée par ledit objet éclairé par un laser. Ce procédé permet de restituer une image 3D de l’objet. En pratique, un matériel sensible (plaque photographique ou caméra CCD) enregistre les interférences entre la source de lumière (laser) réfléchit par un miroir et le rayonnement renvoyé par l’objet (figure 2.A). La lecture de l’hologramme se fait ensuite avec une un laser ou avec une lumière classique, bien que le rendu ne soit pas le même (figure 2.B).

Fig2

Applications pratiques

  • Une application majeure de cette technique est le stockage de donnée sur support physique. Des cristaux photoréfractifs (qui peuvent être modifié par une stimulation lumineuse) sont utilisés comme matériel sensible d’enregistrement. Le laser utilisé est modulé pour introduire une information binaire dans le cristal. L’information est récupérée en éclairant l’hologramme avec un laser identique. Théoriquement, un cristal d’un cm3 permettrait de stocker jusqu’à 12 To de données. Cette technologie fait penser à une autre référence de la pop-culture : les cristaux kryptoniens utilisés par Superman pour découvrir l’histoire de son peuple.
  • Des hologrammes sont présents sur les billets de banque (entre autre) pour en attester l’authenticité. Les billets sont placés dans un lecteur optique où un laser identique à celui utilisé lors de la création de l’hologramme éclaire le billet. L’image reflétée est comparée à celle qui a été insérée pour confirmer que le billet est authentique.
  • La dernière application que j’ai trouvée est l’utilisation de la mesure holographique en imagerie cellulaire. Le principe est similaire à la différence que le laser traverse les cellules (dans l’exemple, des cellules en culture). Les modifications des caractéristiques du laser, associées à des coefficients de réfraction des cellules, permettent de déterminer l’épaisseur de la zone scannée. En scannant toute la surface de l’échantillon, on récupère une image en 3D de nos cellules avec un meilleur contraste que les techniques classiques.

Sources :

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